Cheveux courts, clichés et homosexualité

Oulala. lala, lala

Je parle de tout. Sans tabou. Alors parlons-en! De ma non homosexualité et de celle de beaucoup de mes ami(e)s…

Sur le sujet- j’ai toujours été assez claire avec moi même. Hétéro depuis le début de ma sexualité, je n’ai jamais vraiment douté de cette préférence.

Et puis.

Une déception, puis deux et de plans culs en plans culs je ne trouvais plus mon compte. Marre de niq*er sans orgasme. Marre de ces mecs qui croient tout connaitre du corps de la femme parce qu’ils en ont baisé des centaines mais qui finalement, n’y connaissent rien parce que sinon ils sauraient que justement, il n’y a pas de recette miracle.

Donc à cette époque, fort blasée de mon absence de vie sentimentale (et sexuelle) trépidante, je me souviens de mon époque « clubbeuse » pendant laquelle il m’était arrivée  d’embrasser des nanas. Juste comme ça. Et que c’était plutôt cool, pas désagréable. Faut dire que j’ai baigné dans un milieu pas mal bi et homo depuis le lycée et que ça me paraissait plutôt pas dégueu l’idée d’aller vers d’autres filles.

En novembre 2015, précisément le vendredi 4 novembre 2015 (une semaine pile avant les attentats de Paris), je vis l’une des soirées les plus inoubliables de ma vie. C’était la big-bang. Du bon son, des potes réunis pour la première fois depuis genre deux ans, beaucoup d’alcool et surtout… J’y rencontre M1, un tellement beau garçon que mes yeux ne peuvent se détacher de lui et M2, une nana tellement jolie que mon corps ne sait plus ou donner de la tête.

Je me rappelle de tous les détails de cette soirée, que je vais vous épargner mais je me rappelle surtout du regard de M1 (le mec, donc) et de son sourire, et de ses cheveux et de… notre baiser au fin fond de la salle à l’abri des regards, puisqu’il était maqué et que son beauf était dans le coin. Je me rappelle aussi quand M2 (la jolie fille) m’a accostée mais que je ne lui ai que vaguement répondu parce que je cherchais mes potes que j’avais perdus.

Bref, je revois les deux régulièrement après la soirée et surtout le vendredi 11, j’ai un rendez-vous avec M2. Je me revois encore devant le miroir. A me maquiller me parfumer et m’apprêter et me dire d’un coup « tu sais que c’est une nana que tu vas voir, pas un mec ».

Donc oui. J’avais rencard avec une nana. Soirée on ne peut plus étrange conclue par l’annonce en direct des attentats alors même que nous étions en train de siroter une bière et qu’on venait de s’embrasser. Le mardi suivant, on se voit chez elle. J’avoue que le rail de coke me refroidit mais on finit quand même ensemble, dans sa chambre. Je n’ai pas dormi avec elle. Je suis rentrée chez moi, comme un vieux mec dalleux qui aurait eu ce qu’il voulait et ciao! Je regrette cette attitude parce qu’elle était irrespectueuse mais ce qui est fait, est fait.

Quelques jours après, je lui expliquais que je ne projetais pas vraiment avec une fille. Le regard des autres toussa toussa et puis de toute façon, je quittais bientôt la capitale pour m’envoler loin, très loin… Le même jour, je mettais un terme au semblant de relation que j’entretenais avec M2.

En y repensant, j’ai toujours assimilé les deux parce que je les avais rencontrés dans la même soirée, que leurs prénoms commençaient pareil et qu’en choisissant d’un côté un mec maqué et de l’autre, une nana, je savais que je ne prenais pas vraiment de risque (même si je ne les avais pas vraiment choisis). Mais ça m’arrive encore souvent de penser à eux, j’ai eu un (deux) véritable(s) coups de cœur et à ce que mon histoire avec l’un(e) ou l’autre aurait pu devenir…

Depuis, ma vie sentimentale n’a pas vraiment pris une meilleure tournure et je me suis contentée d’histoires pas très passionnantes. Je suis hétéro, la grande partie du temps. J’aime bien l’échelle de Klein (ici) dont j’avais entendu parler dans « les amours imaginaires » de Dolan parce qu’elle élargit le champs des possibles et à mon gout, est plus proche de la réalité sociétale dans laquelle on évolue aujourd’hui.

 

Je pense aussi être attirée par le côté marginal de homosexualité et surtout le combat politique de défenses des droits des minorités. Parce que, comme pour le féminisme, le racisme ou le spécisme, l’homophobie est un concept que je ne conçois pas en fait.

J’aime aussi beaucoup de films qui traite de l’homosexualité avec justesse, finesse et surtout qui parle de l’homophobie (Tom à la Ferme) encore trop présente, même en France, voire de suicide (1.54),  de justice (Carol, Philadelphia) ou même d’accès au soins (120 battements par minute ❤ ❤ ❤; la belle saison) et surtout d’amour. Parce qu’au final, peu importe notre orientation sexuelle, l’essentielle c’est ça: l’amour, et ça le sera toujours.

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PS: si tu n’as pas encore vu 120 bpm alors regarde-le

PPS: Amour & Respect

 

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