Pourquoi je ne veux pas d’enfant

J’en parlais encore tout récemment avec ma meilleure copine J, et aussi avec un autre J, rencontré il y a peu, sur Tinder.

Je n’ai jamais ressenti l’envie, ni même le besoin d’être engrossée par un quelconque géniteur, même quand mon taux d’amour pour un homme dépassait l’entendement.

D’abord, je n’ai pas un mode de vie propice à concevoir un  être vivant. Je voyage beaucoup, je suis instable géographiquement, professionnellement, sexuellement et encore plus, sentimentalement.

Là, je vous vois déjà  me répondre « mais tu es jeune, c’est normal, tu as le temps »  oui mais justement ce temps-là je veux l’utiliser pour mon bien-être parce que je ne sais pas combien de temps il durera. Et puis, rien à voir avec l’âge, à 26 piges, j’en connais un paquet qui ont déjà un voire deux voire trois mômes. Parce qu’elles en avaient envie. Moi, pas. Ni maintenant, ni dans dix ans.

Honnêtement, même si je n’ai pas le monopole du malheur, j’ai passé une adolescence et une enfance plutôt banales, voire médiocres. Je trouvais les gens cons, très tôt et je haïssais Paris, l’endroit où j’ai pourtant grandi malgré moi: villes lumières seulement pour les toutous blindés, parce qu’en réalité, grandir à Paname, c’est pas joyeux. On oublie l’air pur, la chasse aux œufs de Pâques dans le jardin, les cabane en bois, le vélo devant la maison. Être enfant à Paris, c’est résumé pour moi à attendre, compter les jours jusqu’au prochain long week-end ou au prochaines vacances scolaires pour pouvoir enfin partir à la campagne, respirer du vrai air.

Alors oui, je pourrai décider de vivre à la campagne ou mieux, sur une île, comme c’est le cas depuis trois belles années, et d’y pondre à cet endroit un joli bébé. Mais non, toujours pas.

Je ne sais honnêtement pas ce qu’on laissera à toutes ces futures générations mais j’ai peu d’espoirs, quand on sait qu’on vit la sixième extinction de masse, qu’on vit à crédit chaque année de plus en plus tôt, qu’on détruit à petit feu la Terre sur laquelle on vit, que le monde devient fachos aux quatre coins du globe, que des milliards de personnes crèvent de faim quand d’autres se partagent les richesses du globe. Franchement, je n’ai aucune envie d’élever un enfant dans ce bordel-là.

Je ne parle même pas du taux de cancers/tumeurs/maladiesimprobables croissant depuis que Monsanto a déversé un peu partout ses merdes et que le WIFI est devenu notre meilleur copain, mais je n’ai aucune envie de faire un enfant pour qu’il crève à 10 ans d’une tumeur au cerveau ou pire, qu’il me voit crever à ses 10 ans d’une leucémie.

Et puis, entre nous, vous trouvez pas qu’il y a assez d’individus sur cette fucking planète? On ne sait plus quoi en faire. Tout est surchargé: les logements, les écoles, sans parler du marché du travail ou du pôle emploi.

Donc voilà, ma conscience et moi nous portons très bien dans notre choix assumé de ne pas vouloir créer de vie dans un monde qui en manque cruellement. Et depuis que je suis ado je me suis toujours dit que je voulais adopter des enfants et non pas les faire.

 

 

 

 

 

 

 

Je voois

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